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Newsletter du 19.08.2021

 
  Bonjour à tous

Côté météo rien rien à signaler. L'été semble avoir repris son cours là, où il s'était arrêté... Pour certains légumes, il manque néanmoins 1-2 mois de soleil, ainsi les courges sont vraiment sous-développées et la situation semble difficile à rattraper complètement. La maïs doux a formé une majorité de petits épis, voire pas d'épis du tout. Pour l'instant, nous avons l'impression de ne récolter que des échantillons. Enfin, cela devrait s'améliorer un peu au fil des semaines.
Un problème assez paradoxal est que certains plantes se développent comme si elles souffraient de la sécheresse alors que ce n'est clairement pas le cas. L'explication réside dans la structure et composition du sol assez riche en argile:

Le sol est loin d'être un simple substrat et chaque sol est différent. Selon sa teneur en argile on qualifiera un sol de lourd (très argileux) , mi-lourd (.. devinez..) ou léger (riche en sable). Dans ce cas, le terme argile ne désigne pas une matière en soi, mais les particules les plus fines sur l'échelle de la granulométrie qui commence par les cailloux (plusieurs cm), passe par les graviers, sables et limons pour arriver à l'argile dont le « grain » ne mesure que 2 microns (donc 2 millièmes de millimètres) . Les endroits sablonneux par excellence sont les plages. Comme vous pouvez les constater, elle ne sont guère propice à l'installation de la végétation. Trop drainant, le sable en soi est incapable de stocker l'eau dont les plantes ont besoin entre deux averses (sur les plages c'est un grand avantage). Les argiles à l'inverse retiennent beaucoup d'eau (on va faire l'impasse sur l'explication scientifique...). En présence d'eau, l'argile « gonfle ». Au prim'abord, un sol qui retient bien l'eau semble forcément amener des avantages.... Sauf que, comme souvent, le mieux est l'ennemi du bien et un sol trop riche en argile va gonfler au point de boucher toutes les petites interstices et devenir étanche à l'eau ... comme à l'air. A l'exception de plantes aquatiques ou de certaines espèces hautement spécialisées dans la colonisation de milieux argileux (prêles p.ex), les racines des plantes ont besoin d'oxygène qu'ils sont (tout comme nous) incapable de puiser dans l'eau. Un sol riche en argile et gorgé d'eau a donc tendance à devenir asphyxiant et c'est ce qui explique - au mois partiellement - pourquoi certaines de nos cultures, (côtes de bettes p.ex), sont actuellement sous-développées malgré le fait que ces cultures aiment le temps frais et une météo humide.

Si les sols riches en argile gonflent en présence d'eau, cela veut aussi dire qu'ils se rétractent en séchant (même si cela prend plus de temps ..). Vous avez certainement déjà vu les images des sécheresses en Afrique, avec les sols qui forment des plaques avec des interstices parfois très profondes : C'est précisément l'image qui correspond à des sols argileux qui se sont rétractés sous l'effet de la sécheresse. On parle de polygones de dessiccation. Ceux-ci se rencontrent aussi sous nos latitudes, même si l'ampleur est généralement moindre. Ils sont le fruit d'une combinaison de sol riche en argile, de phénomènes météorologiques avec beaucoup de pluie et d'erreurs de gestion agricole plus ou moins importantes.

Le tout est bien sur loin d’être aussi simple (la pédologie est une science en soi, donc illusoire d penser en faire le tour ici..) car un sol n'est pas que minéral, il comporte aussi des composés organiques qui vont interagir avec les minéraux et une pléthore d'organismes vivants de toutes tailles (bactéries, champignons, levures, insectes, vers, larves, etc. bénéfiques, neutres, parasites ou pathogènes). La nature étant généralement bien faite, le mieux serait de perturber ce milieu le moins possible.
Mais à ce qu'il parait, on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs et sur le même principe, il n'est pas possible de cultiver sur un sol sans perturber cet équilibre naturel. Donc, si on veut produire des légumes et ne pas se contenter de cueillettes (sauvages), le mieux que nous puissions faire est d'être conscient de cet équilibre et minimiser notre impact : p.ex fournir un maximum de matière organique à nos sols en compensation de ce que nous reprenons, ne pas retourner les sols par le labour, ne pas travailler des sols mouillés.. et c'est sur ce dernier point que nous avons clairement pêché cette année. L'apparition de (petits) polygones de dessiccation et des terrains devenus durs et croûtes sont la sanction de mère nature. Par chance, ce n'est pas irréversible et nous allons faire de notre mieux pour y remédier...

(la suite logique serait de parler de permaculture.. mais gardons cette option pour une prochaine fois)<br><br>