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Newsletter du 25.06.2020

 
  Bonjour à tous

A ce qu'il parait, après la pluie vient le beau temps... Il faut croire que c'est vrai. Cette fois les légumes d'été n'ont plus d'excuses pour ne pas pousser.

On a essayé de profiter que le sol soit encore humide pour planter les choux plumes, brocolis hivernants et salades. Hélas cela sèche à vue d'oeuil et au vu de l'incertitude quand à la prochaine pluie, il est déjà temps de songer à irriguer ces cultures.

On nous a posé la question de la nécessité d'économiser l'eau, notamment en lavant les légumes. Il est vrai qu'on parle régulièrement du problème de l'utilisation abusive de l'eau, notamment en lien avec les légumes en provenance de l'Espagne et que le marketing pour l'éuipement ménager visant à économiser l'eau a le vent en poupe. Alors quand est-ce que notre mauvaise conscience devrait-elle s'enlencher ?

Première constatation : la surface de notre planète est recouverte à 70% par des océans stockant quelque 1.37 milliards de km3 d'eau (si vous voulez vous creuser les méninge, vous pouvez calculer combien de piscines olympiques vous pourriez remplir avec cela).
Deuxièmement : Quand on parle de consommation d'eau dans notre quotidien, l'eau ne disparaît pas : elle peut s’évaporer ou ressortir « sale » de l'utilisation qu'on en fait (c'est pour cela qu'on a des stations d'épuration) mais c'est toujours de l'eau.
Maintenant, nous avons l'habitude d'avoir de l'eau potable en ouvrant le robinet. Si le stock d'eau potable à disposition dépend de la taille d'un réservoir, il faut évidemment pour ne pas consommer plus que de raison. Dans le cas contraire, ce qu'il convient avant tout de restreindre, sont tous les adjonctions qui se retrouvent dans l'eau après utilisation : détergents, lessives, produits de vaisselle, cosmétiques, produits chimiques qui se trouvaient sur des légumes à laver etc, etc.. Malgré des systèmes d'épurations performants, ces substances ne sont pas toujours éliminés totalement.
Bref, dans notre pays où les pluies et l'eau de fonte des glaciers se dirigent vers les mers, leur faire faire un décrochement par notre cuisine ou non ne changera pas trop le régime hydrique de la planète. Hélas l'eau économisée ici ne sera pas disponible pour autant dans des régions arides ou elle fait cruellement défaut.

Il n'en va pas tout à fait de l'eau utilisée dans l'agriculture, qui elle pose à mon sens plus de problèmes.
1) l'eau qui s’évapore dans des région sèches où l'on puise dans les réserves peu renouvelables n'y retourna vraisemblablement pas. Elle sera exportée par la voie des airs (et sans aucun contrôle douanier) vers des régions aux précipitations plus abondantes et/ou fréquentes (typiquement les montages). On assèche donc une région pour en arroser une autre (qui généralement ne manque déjà pas d'eau). C'est typiquement ce qui se passe dans la région d'Almeria en Espagne.

2) L'eau qui est contenue dans les fruits et légumes – soit tout de même quelque 99% du poids – est exportée elle aussi, mais par camions.

3) Même si on ne se trouve pas dans une région aride à proprement parler, puiser dans nos cours d'eau pour irriguer des cultures tend à diminuer le niveau en aval, perturbant ainsi les équilibres biologiques qui s'y sont installés. C'est principalement pour cette raison qu'il est majoritairement interdit de pomper de l'eau dans les rivières pour irriguer des cultures en Suisse (quelques anciennes concessions mises à part..)


Alors pour finir, voilà ce qu'il est de l'eau utilisée pour la production de vos légumes : Tant que possible, nous essayons de planter ou semer selon la météo (avant la pluie).
Nos terrains se trouvent en fond de vallon et nous avons la chance d'avoir beaucoup d'eau souterraine à 30-50cm sous la surface du sol. Après 2-3 semaines de croissance quasi toutes les plantes peuvent donc puiser l'eau nécessaire à leur croissance à volonté.
En période sèche, elles ont parfois besoin d'un coup de pouce pour en arriver là : pour cela nous travaillons exclusivement avec des tuyaux goutte à goutte qui ne dispensent l'eau que là où elle est utile, soit au pied des plantes. Ce système a l'énorme avantage de ne pas arroser le sol en dehors de la zone cultivée et sans eau, les mauvaises herbes ne germent pas:)

En conclusion : on vous vend plus de 99% d'eau dans les paniers : mais elle est locale et c'est à vous de la garder dans le circuit local:)<br><br>