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Bonsoir,
Avec ce beau temps et ce soleil de plomb ces derniers jours, il nous faut adopter un rythme plus estival. Les travaux les plus intenses, notamment sous les tunnels, se font désormais le matin, tandis que l’on privilégie les activités à l’intérieur durant l’après-midi.
Comme vous pouvez l’imaginer, un plant ou une graine tout juste semée ne résiste pas longtemps sous un tel soleil sans arrosage. Il faut donc garder un œil attentif sur la météo et planifier les semis et les plantations juste avant les épisodes de pluie.
Sous les tunnels ou dans un jardin, il est relativement simple d’arroser les cultures. Mais dans les champs, l’accès à l’eau est plus compliqué. Elle se trouve parfois loin, et les volumes nécessaires n’ont rien de comparable. Là où un ou deux arrosoirs suffisent pour un jardin, on parle ici de mètres cubes d’eau, qui peuvent vite coûter cher s’ils proviennent du réseau public.
Nous utilisons donc l’eau du puits, gratuite mais au débit limité. Nous en stockons autant que possible dans une citerne afin de disposer d’une réserve sous pression à moindre coût. Mais là encore, les quantités restent restreintes, et il est essentiel de l’utiliser intelligemment en évitant toute perte : raccords défectueux, robinets qui gouttent ou tuyaux percés.
L’objectif est d’aborder le début de l’été et les périodes sèches avec une citerne aussi pleine que possible. Pourtant, même avec une capacité de 70 m³, quelques jours de sécheresse suffisent à la vider entièrement.
Vous l’aurez compris, l’eau est un élément vital pour nous, maraîchers, et nous devons en faire le meilleur usage possible. Car le maraîchage sans eau, comme le disait Bourvil, « ça va marcher beaucoup moins bien forcément !».
Bonne fin de semaine à toutes et tous,
Aurélien
PS: Nous avons une surproduction d’œufs de cane sur la ferme, si ça vous intéresse n'hésitez pas à passer commande par mail
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